Origine et traditions
du Carnaval de NICE
 
L’événement phare de la Côte d’Azur en hiver, un des plus grands Carnavals du monde, propose un programme de spectacles inoubliables… du 15 février au 06 mars 2013
 
La tradition du carnaval nous ramène au Moyen-Âge. L’étymologie du mot
« carnaval » la plus communément retenue est « carne levare »,
« enlève la chair ».

À cette époque, les Niçois, avant de jeûner pendant 40 jours, selon la tradition catholique du Carême, profitaient d’une cuisine riche et copieuse. Cette période festive était accompagnée d’une série d'animations : bals, mascarades, danses, farandoles, feux de joie, exhibitions diverses. Il était alors de mise de se moquer de tout et de tous aux dépens de chacun, caché derrière des masques, protégé par des déguisements et ce, jusqu’au
Mardi-Gras.

 
 
La première mention retrouvée de ces réjouissances remonte à 1294, lorsque Charles d’Anjou, Comte de Provence, signale avoir passé à Nice « les jours joyeux de Carnaval ». En 1830, un 1er cortège fut organisé en l’honneur
de Charles-Felix et de Marie-Christine, souverains du Royaume de Piémont Sardaigne. La trentaine d’équipages défilant pour le roi et la reine annonçaient le futur déroulement du Carnaval. Jusqu’en 1872, la fête battit son plein, dans les rues de Nice, au gré des inspirations de chacun : la foule déguisée se bombardait de confetti
de plâtre, de farine, d’oeufs.
 
 
Carnaval de l’ère moderne
 
 
En 1873, le Niçois Andriot Saëtone prit l’initiative de fonder le
« Comité des Fêtes » qui, sous le patronage de la municipalité, fut chargé d’organiser et donner de l’ampleur aux festivités. Des cortèges de chars, des tribunes payantes, une mise en scène structurée... firent leur apparition. Ainsi,
le 23 février 1873, Carnaval 1er entre dans la ville. Le Carnaval moderne était né, auquel Alexis Mossa et son fils Gustav Adolf apportèrent, jusqu’en 1971, un étonnant particularisme, actualité, grotesque et fabuleux, réalisant les maquettes des chars les plus spectaculaires qui aient défilé à Nice.

Le 14 février 1882, Sa Majesté «Triboulet » fit une entrée triomphale dans la cité : le modeste pantin de paille et de chiffons, jusque-là spectateur immobile sur la place de la Préfecture, participait pour la première fois au cortège, trônant sur le « Char royal » identique à celui d’aujourd’hui. Les cortèges se déroulaient au coeur de la ville selon une dizaine de parcours différents et sitôt les animations terminées, la fête se prolongeait dans les quartiers ; de petits chars créés pour l’occasion devenaient les symboles des festivités plus localisées encore.
  Les premières et secondes guerres mondiales ont empêché Carnaval de régner durant plusieurs années. En 1991, Carnaval devait être « Roi des Fous », mais la Guerre du Golfe l’oblige à renoncer également  

 
Bataille de fleurs
 

En 1876, Andriot Saëtone crée la 1e bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais. Elles gardent depuis ce cadre prestigieux. À l’origine, elles prennent la forme de simples échanges de fleurs et, peu à peu, se transforment en un véritable spectacle.
Organisées initialement pour divertir les premiers touristes, le gotha européen, les batailles de fleurs sont maintenues pour honorer le travail des producteurs locaux, cher à Alphonse Karr, écrivain-botaniste, attaché à Nice.
Aujourd’hui, cet évènement valorise la qualité et la grande variété florale azuréenne puisque 80 % des fleurs utilisées sont produites localement.
Les chars, au nombre de 20, entièrement fleuris paradent sur le Quai des Etats Unis et la Promenade des Anglais. Cette année ils seront plus volumineux, entièrement modulaire et offrant une visibilité à 360°.
 
 
Sur chaque char, des mannequins costumés lancent 80 à 100.000 fleurs au public...
Ces batailles sont à l'unisson des chars de carnaval, un cortège de mises en scène végétales sur le même thème. Leur réalisation représente un long et méticuleux travail, pourtant effectué dans un délai court par les maîtres de l’art du piquage que sont les fleuristes. Les costumes naissent dans un atelier de création qui leur est entièrement dévolu. Ce sont des créations uniques conçues comme pour le théâtre.
Cette manifestation représente un spectacle unique au monde, elle compte parmi les fêtes les plus renommées de la Côte d’Azur. Nice exporte dans le monde entier ce savoir-faire de l’élégance, de la beauté et du charme des batailles de fleurs.

 
Le Corso carnavalesque illuminé
 

Le soir, après la célèbre bataille des fleurs, nous nous sommes rendus à la cavalcade. La place Masséna revêt ses habits de fêtes à l'occasion de la 129e édition du carnaval de Nice, lieu de départ pour une boucle autour du jardin Albert 1er. Cette années, l'Amérique avec sa statue de la liberté, l'Asie et ses dragons, l'Europe, l'Océanie et l'Afrique sont les invités d'honneur du ''Roi des 5 continents'' pour le corso carnavalesque ainsi que 18 chars tous plus volumineux les uns que les autres. Ils font de 8 à 20 m de haut, et sont accompagnés de grosses têtes burlesques, de groupes de musique et de danseuses venus du monde entier. Sur la place, les animations visuelles sont diffusées sur de grands écrans…
Le soir, tous les chars éclairés, et les corsi illuminent le cœur des Niçois et des spectateurs venus du monde entier.
Le carnaval de Nice est sans conteste l'évènement majeur
de la capitale azuréenne.
 

  J'AI TROUVÉ TOUS CES RENSEIGNEMENTS SUR LE SITE
http://www.nicecarnaval.com/carnaval/historique/origine.php
 

  La fête du Citron à Menton  

 

Malgré des conditions météo difficiles le véritable coup d'envoi de la 80e édition de la Fête du citron, à Menton, a eu lieu dimanche après-midi à 14h30, avec le premier corso dédié au Tour du monde en 80 jours de Jules Verne.

Le matin nous avons visité la belle ville de Menton et les jardins municipaux de Biovès qui accueillent en plein centre ville les chars et décors retraçant le périple de Philéas Fogg.

Entre les décors des jardins et les chars des corsi c'est environ 140 tonnes d'agrumes, principalement en provenance d'Espagne, qui sont utilisées et
500 000 élastiques pour les fixer aux structures métalliques.

Lorsque la fête du citron est terminée, les fruits et les fleurs utilisés pour les décors sont vendus à moindre prix.


John Lemon, mascotte de la fête
du citron de Menton 2013

 
Si l'histoire de la fête du citron vous intéresse allez sur le site :
http://www.fete-du-citron.com/Histoire-de-la-Fete-du-Citron-R.html
 

 
Clic sur les fleurs pour voir les photos de : LA BATAILLE DES FLEURS

 
Clic sur la couronne pour voir les photos du : CORSO CARNAVALESQUE ILLUMINÉ

 
Clic sur les citrons pour voir les photos de : MENTON ET LA FÊTE DU CITRON

 

 

 
 
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