LA LEGENDE DU FACTEUR D'ORGUES


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TALASANI
LA CHAPELLE SAN PETRU
LA TOUR DE PRIGNANI
PAGE INDEX CORSE 2011

Il y a bien longtemps de cela, un Roi voulut établir, au sein de son territoire, les bases de sa monarchie. Il avait sous ses ordres trois lieutenants, fidèles et braves, qu’il considérait comme ses fils. Ces derniers l’accompagnaient partout où il se rendait. Un soir de bal, les trois lieutenants en permission, rencontrèrent trois jeunes et jolies demoiselles. Trois sœurs dont le père, facteur d’orgues de son état, avait scrupuleusement fait promettre prudences et sagesse.
Mais l’amour ne connaissant ni l’un ni l’autre, les trois lieutenants tombèrent sous le charme de chacune des filles, et, afin de mieux épancher leur soif d’aventure, les couples ainsi formés partirent se cacher des regards indiscrets, empruntant trois directions différentes.

Les jours et les nuits suivantes, sans que, ni le Roi ni le père, n’en soupçonnent l’esquisse, les rendez-vous se succédèrent. Et de caresses subtiles en promesses divines, les amants cédèrent la place aux amoureux…

Cependant le Roi, quelque peu aventureux, décida de repartir vers d’autres contrées et commanda à ses lieutenants de le suivre. Aucun des trois hommes n’eut le courage d’affronter le monarque, et aucun d’entre eux ne lui avoua son secret d’amour. Ils partirent, la mort dans l’âme, sans dire au revoir à leurs belles. Les mois passèrent et les trois filles pleurèrent tant et si bien qu’elles moururent de chagrin. Le père désespéré n’eut plus le cœur à l’ouvrage.

Un jour, les trois lieutenants revinrent libérés de leurs devoirs d’armes, le Roi était mort dans une de ses nouvelles tentatives de conquête. Ils rendirent visite au père et apprirent la disparition de ses trois filles.

Le premier s’en alla à l’endroit de leurs premiers ébats, il s’assit et passa le reste de sa vie à tant pleurer son amour, qu’aujourd’hui encore on peut y voir en lieu et place la cascade de ses remords.

Le second, fou de douleur, décida de fuir le fantôme de sa belle et, de batailles en batailles, de butins en butins, promit au père de lui rendre les trésors d’amour qu’il aurait désormais à conquérir de par le monde en souvenir de sa fille. C’est ainsi que le père reçu des présents du Tibet, des fresques anciennes et bien d’autres trésors qu’il ne tarda pas à exposer sur tout le territoire comme autant de preuves d’amour.

Le troisième se fit bâtisseur et promit au père de sa bien aimée de ne vivre que pour construire, en l’honneur de sa fille, des monuments. C’est ainsi qu’il parsema la région de chapelles, de couvents et de clochers et n’eut de cesse que de bâtir jusqu’au dernier jour de sa vie.

Plus tard, de ces trois amours naquit trois pièves, toutes trois faites de beautés et chargées d’histoires, et comme de ses trois couples nul enfant vit le jour, la nature décida de doter ce territoire de 14 merveilleux écrins qui à jamais resplendiront au sein d’un même trésor,

La Costa Verde

Cette histoire dont la trame n’est que légende, je l’ai trouvé dans un ancien guide d’accueil, de l’office du tourisme de la Costa Verde