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LE MONOLITHE DE CORBARA

DifficultéFacile
CommuneAlgajola
Déniveléaucun
Durée15 mn
Carte IGN 4149 OT Calvi
ParcoursA/R
BalisageAucun
06 monolithe 800x458 1

Point de départ

Station essence sur la route d’Algajola

Intérêts

Monolithe

Descriptif

Cet après-midi, nous allons à la recherche d’une autre curiosité qui apparemment se trouve tout près de chez nous, raison de plus pour fouiner un peu dans un champ entre la ligne droite d’Algajola et la plage de Barcale. Notre curiosité, c’est le Monolithe de Corbara.

Venant de l’Ile Rousse, une grande ligne droite précède l’entrée du village d’Algajola. Au milieu de celle-ci une station service Total permet de repérer un petit chemin de terre que l’on suit quelques dizaine de mètres, derrière à côté des ruines des maisonnettes d’anciens carriers se situe la carrière où gît le fameux monolithe taillé dans un quartz monzonite à biotite, amphibole et clinopyroxène. Cette roche est riche en macro cristaux de feldspaths potassiques roses caractérisés par des structures de flux.

On pourrait l’appeler le bel indifférent. Ou encore le beau au bois dormant. Car, il gît là, depuis… 170 ans. On a pris l’habitude de le nommer le monolithe d’Algajola, même s’il se trouve sur le territoire communal de Corbara. D’autres préfèrent A Piramida. Mais son nom de baptême initial était A petra di Napuliò.
Long de 17 mètres sur trois mètres de diamètre, il est formé d’un seul bloc de pierre et pèse 301 tonnes. Mais, sa particularité est toute autre. Car depuis bientôt deux siècles, ce colosse de granit est resté couché. Ce qui, vous vous en doutez, n’était pas sa vocation première.

L’idée de le relever semble abandonnée
Son destin s’avérait en fait beaucoup plus glorieux. Lorsqu’elle a été extraite de la carrière de granit d’Algajola, entre 1835 et 1839, cette colonne devait servir de socle à une statue colossale de l’Empereur qui allait être érigée sur la place du Diamant à Ajaccio. Ce monument serait même la réplique de la colonne Vendôme, à Paris, telle qu’elle était avant que les Communards n’en détruisent la statue en 1871. Mais, pour des raisons financières, le monolithe ne put jamais rejoindre la cité impériale. Il est donc resté couché là, dans l’indifférence générale ou presque. Régulièrement, la question de son avenir se pose. Il y a une quinzaine d’années, on a bien cru qu’il pourrait rapidement sortir de l’oubli. A l’initiative de l’historien Paul Silvani, lors d’une édition du Festival du Vent, l’idée de le relever avait bel et bien été lancée. Elle avait même reçu quelques années plus tard le soutien d’Ange Santini, alors président de l’exécutif de Corse. Les services de la CTC devaient étudier la faisabilité du dossier.

Depuis, plus rien. Même la commune de Corbara, qui base sa politique culturelle autour de son patrimoine, ne semble pas très préoccupée de son sort et n’exploite guère cette richesse présente sur son territoire. « C’est compliqué, se défend le maire Paul Lions. D’abord, parce que le monolithe se trouve sur un terrain privé. Et que quelque part, il ne nous appartient pas puisqu’à l’époque, c’était les Ajacciens qui avaient répondu à une souscription publique pour l’édification de ce monument. »
Des Ajacciens qui ne semblent d’ailleurs guère enclins non plus à venir récupérer leur bien. Il est donc fort probable que A petra di Napuliò continue à dormir longtemps dans son champ, entre ciel et mer, avec un long et lourd passé, mais sans avenir, depuis 170 ans.

À environ 300 m au nord de la route nationale 197 dans sa ligne droite, et à l’ouest de la commune, on peut toujours observer un spectaculaire monolithe de plus de 270 tonnes, en porphyre, abandonné dans une carrière en 1837. Il devait servir comme support d’une statue monumentale de Napoléon Ier qui n’a jamais été érigée.

DIAPO DU MONOLITHE DE CORBARA

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